Que reste-t-il des jours où rien ne comptait plus
Que le ballet champêtre de notre adolescence,
Où ma bouche en baisers moissonnait ton enfance
Comme sur les blés d'or frissonnant tant et plus ?

Que reste-t-il, ami, de nos amours sauvages,
De ce repos parfait que tu goûtais sans fin
Lorsque ta tête blonde aux joues de séraphin
Reposait alanguie sur mon sein en partage ?

Tes yeux qui confondaient l'envol de la saison
Avec le ciel moiré recouvrant l'horizon
D'un battement de cil à peine perceptible.

Tes yeux se sont fermés pour ne plus avoir peur.
Les miens sont vidés dans d'inutiles pleurs,
En écho à ta voix devenue inaudible.


                                                                     @
Marine  mars 2008

 

 

 © Chez Lola Tous droits réservés

Retour Chez Lola - Choisir une autre carte - C'est nouveau - Lettre de Nouveautés  - Le Relais postal
 

  <bgsound src="http://www.chezlola.net/poesie/lesyeuxpourpleurer/berceusefaure.mid" loop="infinite">