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CANTATE

Souvent dans la nuit d’ambre assise au clair de lune
Telle une aube fleurie attendant son berger
J’entends chanter la lyre en mon cœur si léger
Je rêve ou prie un dieu qui pleure sur la dune
Souffle de volupté toi qui tisses mes songes
Vois la forêt vibrer sous le soleil troublant
Respire l’air du temps cueille le rai tremblant
Du bonheur flamboyant dans lequel tu me plonges
Ô toi ! mon clair désir mon agile roseau
Fais de moi une femme accoudée au berceau
D’un avenir pourpré tel un roulis d’automne
Ô toi ! mon chant d’amour si fragile sonate
Liberté d’un soupir au creux de ma cantate
Emporte-moi là-bas dans l’onde où tout frissonne
@ Marine |