1945 - 2008

Je suis seulement passé dans la pièce d'à côté.  
Je suis moi, vous êtes vous.  
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.  
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.  
Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.  
N'employez pas un ton différent.  
Ne prenez pas un air solennel ou triste.  
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.  
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été  sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.  
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.  
Le fil n'est pas coupé.  
Pourquoi serai-je hors de vos pensées, parce que je suis hors de votre vue ?  
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin…


 

Cette planète est parfois un peu bizarre. Souvent les êtres humains se
souviennent des gens qui commettent des crimes. Ils se souviennent longtemps
de ceux qui font des miracles, qui font don de leur vie pour en sauver des
milliers d'autres.
 
Par contre, nous avons parfois tendance à oublier un peu trop vite les hommes
extraordinaires de bonté, de simplicité et d'abnégation comme Jean-Pierre.
Ceux qui font don de leur personne en travaillant du matin jusqu'au soir (et
plus tard encore s'il le faut) pour nourrir leur famille, pour la rendre heureuse.
Car Jean-Pierre savait ce qu'était le bonheur. Il avait appris à le partager avec
ceux qui l'entouraient. Ces hommes extraordinaires n'ont malheureusement le
temps de se reposer que lorsque le Bon Dieu leur sonne les cloches pour la
dernière fois.
 
Jean-Pierre n' est pas vraiment parti, car il sait que nous garderons pour
toujours le souvenir de l'homme aimant, protecteur, courageux et dévoué qu'il
était.
 
Quoiqu'il  arrive, il nous attend tous, un jour ou l'autre, pour aller papoter
avec lui autour d'un bon verre de vin ou d'une trappiste au bistrot du Bon Dieu.
 
Parfois la vie ne nous laisse plus le choix des armes et Jean-Pierre ne nous
aurait certainement pas autorisé aujourd'hui à faire celui des larmes.
 
Gardons cet être jovial dans nos mémoires. Que son souvenir nous rappelle
que la vie est courte et qu' il faut en profiter à chaque instant......

Arnaud De Handschutter                                            10 novembre 2008


 

Ô Jean-Pierre, notre ami, notre frère
Tous ces moments passés
Sont des instants gravés
D'amitiés  partagées
Dans nos coeurs blessés..
 
Ô Jean-Pierre, notre ami, notre frère
Tous nos rires, nos sourires
Sont nos bons devenirs
En nos doux souvenirs..
 
Ô Jean-Pierre, notre ami, notre frère
Toi qui aimais la vie
Les balades, la table
Récits, et poèsies
Les fleurs, le bonheur
 
Tu étais et seras à jamais
Dans nos coeurs
Et de ton Paradis
Je sais l'ami..
 
Que tu es près nous
A chaque instant de vie..
 
Danie Debruxelles   décembre 2008

 

"Quel arbalétrier, dis-moi, mon cher Jean-Pierre
est parvenu à te mettre genou en terre?

Tu étais un soldat, mais de ce régiment
qui ne s'équipe que d'un unique armement,
c'est celui de la plume, et celui de l'esprit.

Tu avais la passion totale de l'écrit,
celui qui se rédige et celui qui s'imprime,
et bien sûr celui qui se fait connaître en prime.

Tu étais, à l'instar de nos pairs du passé,
à la fois écrivain, érudit, fin lettré,
mais aussi imprimeur, éditeur et libraire.

Chaque étape du livre était part de ton aire
d'action, de passion, et de joyeux labeur.
En un mot: ces métiers faisaient tout ton bonheur.

Réussir cet alliage est un signe de grâce
dont tu portais au front distinctement la trace.

Les arbres selon toi étaient des monuments
et le chêne surtout, tu l'aimais ardemment
au point de désigner d'une feuille de chêne
les livres pour lesquels tu fus tant à la peine.

Tu es tombé à la façon d'un de ces troncs,
nous laissant éperdus, nous tes vieux compagnons.

Je te dis en mon nom, en celui de mon frère
que nous nous souviendrons toujours de toi, Jean-Pierre".

 

Jacques De Decker                              13.11.2008

 


 

Au revoir poète ami, ainsi tu es parti

Sans en douter, dans ta Création.

Je suppose que tu as retrouvé ta galaxie

Celle où tu devais construire une maison

Sans porte pour la Liberté

Que la lumière puisse y pénétrer

As-tu retrouvé tes étoiles-poètes ?

Car l’idée n’est pas si bête

Depuis ton champ de blés murs, petit bleuet

As-tu repérer l’étoile Musset ?

À l’ombre de la grosse orange bleue

Tu peux maintenant réaliser tes voeux

Surveille bien la courbe décrite par l’étoile Éluard

Elle va croisée l’elliptique de la planète Char

Du haut de ta colline, décris-nous l’étoile Hugo

Dans ta galaxie, on ne doit pas être à court de mots

Vois celle-ci en costume rayé, bien sûr c’est l’étoile Desnos

Et celle-ci au-dessus du lac serait-ce l’étoile Lamartine ?

Il y en a tant encore à énumérer en forme de comptine

Ou bien tu pourrais faire un inventaire

Détaillé de tes étoiles à la Prévert…

Car des étoiles-poètes il y en a à la pelle

Pour ma part je chercherai dans le ciel

L’étoile JP Larbalet,  une petite nouvelle…

As-tu rencontré l’étoile Brel ?

J’ai envie de crier « Ne nous quitte pas… »

Je me souviens de la gare du Midi…

Comme j’aimerai pouvoir revenir sur mes pas…

Qu’il est beau et bon, avec les poètes, de rêver

Pour nous évader de la dure réalité

À plus forte raison, quand le poète s’en est allé.

 

Michel Wissmann                                      05.11.2008

 

 

Un grand merci à tous et toutes pour vos nombreux messages de soutien et de réconfort.
Ils m'aideront à poursuivre ma route quand le moment sera venu ...

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